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La Confédération
force les assureurs à diminuer leurs primes
Plusieurs caisses maladie vont
réduire leurs primes en 2009. Si certains assurent l'avoir fait
volontairement, Helsana dénonce une contrainte de la
Confédération. Dans six cantons, ses assurés paieront 2 à 3% de
moins que cette année.
«Les discussions avec la
Confédération se sont passées de la même manière que les autres
années», explique la porte-parole d'une caisse maladie.
Helsana doit baisser ses primes dans
six cantons
Plusieurs caisses maladie vont
réduire leurs primes en 2009. Si certaines assurent l'avoir fait
volontairement, Helsana et le Groupe Mutuel dénoncent la
contrainte de la Confédération. Dans six cantons, les assurés
d'Helsana paieront 2 à 3 % de moins qu'en 2008.
Les Vaudois, les Genevois, les
Neuchâtelois, les Zurichois, les Schaffhousois et les Tessinois
sont concernés. Le porte-parole du premier assureur de Suisse
Rob Hartmans a confirmé l'information dévoilée samedi dans le «Tages-Anzeiger».
Numéro un en Suisse romande, le
Groupe Mutuel a été obligé d'alléger la douloureuse des Genevois
de 1 % et de stabiliser voire baisser celle des assurés de la
région lausannoise. Mais la note augmentera dans d'autres
parties du canton en raison du redécoupage administratif, a
indiqué le porte-parole Yves Seydoux.
Pas le choix
Selon lui, la Confédération n'a pas
laissé le choix aux caisses: «C'était à prendre ou à laisser».
La pression politique fait agir les caisses à l'encontre des
principes de bonne gestion en découplant les primes des coûts. La
hausse est programmée pour 2010,
prévient M. Seydoux.
Le groupe valaisan ne fera toutefois
pas recours. Helsana y renonce aussi mais dénonce la
«contrainte» de la Confédération.
Equilibrer les réserves
Celle-ci justifie ses exigences par
le niveau excessif des réserves des assureurs dans certains
cantons.
Le ministre de la santé Pascal Couchepin à exhorté les caisses à
un rééquilibrage entre les cantons.
Les réserves totales s'élevaient fin
2007 à 4 milliards de francs, soit 1,135 milliard de plus que le
minimum légal. Les taux dépassaient les 30 % pour Genève et
Vaud, et les 20 % dans le Jura et à Fribourg.
«Les réserves cantonales sont un
ordre de grandeur virtuel de notre comptabilité», critique le
porte-parole d'Helsana. Selon lui, ce sont les réserves
nationales qui comptent. La CSS et Sanitas partagent ce point de
vue. Leurs porte-parole admettent toutefois la volonté politique
visant à un rééquilibrage des réserves entre les cantons.
Baisses consensuelles
La facture des assurés CSS fondra de
6 % dans le canton de Genève et de 3,7 à 6,4 % dans celui de
Vaud, a annoncé son porte-parole Stephan Michel. La hausse
nationale moyenne des primes sera inférieure à celle des coûts,
«nous puisons dans nos réserves», a-t-il complété.
La CSS a elle-même proposé de
réduire ses tarifs dans certaines régions. L'assureur et la
Confédération ont résolu de petits différends par consensus, a
précisé le porte-parole. Selon lui, la CSS n'a pas été mise sous
pression.
La porte-parole de Sanitas, Isabelle
Vautravers, confirme: «Les discussions avec la Confédération se
sont passées de la même manière que les autres années». Les
clients neuchâtelois et genevois de la filiale de Sanitas,
Wincare, peuvent se réjouir: leurs primes baisseront de 2 à 5 %.
Devoir de surveillance
La Confédération exerce son devoir
de surveillance, a commenté laconiquement samedi le Département
fédéral de l'intérieur. L'OFSP informera vendredi prochain sur
les nouvelles primes.
Les directeurs latins de la santé
font planer jusque-là la menace d'une initiative cantonale. «Si
ces baisses de primes sont confirmées, c'est une bonne nouvelle,
mais il faut attendre la publication de toutes les primes», a
réagi le président de la Conférence suisse des directeurs
cantonaux de la santé, le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves
Maillard.
L'initiative des cantons latins
voudrait attribuer la validation des primes aux cantons.
Elle instituerait en outre un plafond sur les réserves. |